Like a siren, she tells me...

Chroniques d'un adolescent qui aime parler de Bonne Musique, de Littérature, d'Art et de Cinéma. Et aussi de politique car Ne c'est aussi le blog d'un écologiste tendance communiste bien qu'il ne considère pas que le travail constitue une émancipation.

J'induis donc que ce blog sera fondé sur ces éléments essentiels qui structurent une grande partie de ma vie.
Grands compositeurs, auteurs divers et réalisateurs de talent et réflexions hasardeuses se cotoiront le temps de quelques articles.
Ne voudrait vous dire autre chose.
Il n'est pas tout à fait comme les autres. Mais il n'est pas original non plus. Car chercher à être original n'est ce pas au fond retomber dans la banalité ? De nos jours tout le monde se définit comme original...pour un oui ou pour un non...parce qu'il a des méches roses, parce qu'il a le dernier Jean slim multicolore avec des paillettes à la mode...

non, Ne ne dévoilera pas d'article du type "Moi à la plage", "Moi dans ma chambre","moi sous ma douche" et que sais-je "Moi en train de chier" tant qu'on y est !

non, Ne s'efforcera, même si cela n'est pas son fort, d'être serieux.

Post scriptum 1: Il refuse aussi les commentaires parce qu'il exècre par dessus tout les "coms" comme celui-ci "Salut, super pour les fans du destin de Lisa, la nouvelle vidéo..." Doux Jésus, mais qu'en ais je à foutre du destin de Lisa ? Par contre tout jugement interessant sur un article donné est le bienvenu Exile-on-main-street@hotmail.com

Post scriptum 2: ce blog est dans la continuité indirecte de sweet60s


Photographie: tableau de Delacroix.
Le tableau est pour moi l'image même de l'exquise volupté féminine !
Like a siren, she tells me...

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 13:53

Modifié le jeudi 26 juillet 2007 08:16

Critiques diverses.

Critiques diverses.
Avant de partir, critiques de 5 films notés sur une échelle de 5 étoiles...



Broken Flowers, de Jim Jarmusch *****



Inutile de la cacher, Broken Flowers est un Chef d'½uvre absolu.
Bill Murray incarne parfaitement le rôle d'un Dom Juan, épuisé par ses conquêtes purement « esthétiques » comme ne manque pas de le montrer Jim Jarmusch. L'attraction de quelques sbires féminins ne laisse pas

Les nombreuses femmes qu'il a conquit n'avait d'attrait pour lui que sur un plan purement physique. En témoigne les conversations dénuées d'intérêt et de sens qu'il entretient avec ses anciennes compagnes. C'est ici que l'on retrouve l'un des intérêts fondamentaux du film. L'humour. Car oui ce film est avant tout drôle. Cet humour est justement ancré dans ces conversations d'un aspect usuelles et dans la condition sociale de ses anciennes femmes. Avouons tout de même que sa première ancienne amie aux allures de trainé écervelée qui a monté une entreprise de rangement d'armoire dans l'espoir de faire fortune est criante de ridicule.

Ce Dom Juan plus ou moins actualisé se confond dans un mutisme sidérant qui semble lui interdire les moindres impulsions. La première donnant lieu à coup de poing. La seconde faisant fuir celui qu'il croyait être son fils...Et qui d'ailleurs l'est peut être...Car l'excellence du film se présente aussi sous une forme plus enrobée.

Broken Flowers n'est pas un de ses films qui ont pour vocation d'éclairer le spectateur sur toutes les grandes thématiques dont ils traitent...Non, Broken Flowers va plus loin...et livre au spectateur une histoire irrésolue [comme dans beaucoup de bons films] et qui laisse donc un grand nombre de questions en suspens.




De battre mon c½ur s'est arrêté, de Jacques Audiard *****



Extraordinaire également, De battre mon c½ur s'est arrêté est une échappatoire à la société comptemporaine à travers un instrument, le piano que redécouvre avec Lyrisme Tom personnage principale.
[Critique à étoffer]



Désaccord Parfait, de Antoine de Caunes ***


Enfin un film à l'humour léger ne s'adonnant jamais au gags grossiers auquel les comédies françaises nous ont si grassement habitué.

Tout dans ce film fait de lui une bonne comédie. Les acteurs d'abord, Charlotte Rampling toujours aussi parfaite, alternant avec brio animosité et sensibilité. Jean Rochefort, enfin, également fort appréciable dans le rôle du vieil amoureux dont l'âge ne semble pas avoir affecté ni la verve ni les sentiments.

Le film ne s'éternise pas sur la dispute entre les deux anciens amants comme on aurait pu le craindre mais au contraire révèle progressivement avec une subtilité apparente l'amour qui les lie au détour de plusieurs scènes cocasses.

Beaucoup de passages du film sont à retenir, parmi lesquels la longue préparation des deux amants avant de se retrouver nu une nouvelle fois, 30 ans après leur rupture. L'humour tenant ici de la volonté ardu de plaire à l'autre. C'est cette scène qui constitue le point d'orgue d'un retour à une liaison emprunt d'une certaine forme de jeunesse retrouvé. Le plaisir physique en somme, que l'on oublie parfois en vieillissant.




Madame Bovary, de Claude Chabrol **


Adapté Madame Bovary de Flaubert était audacieux.
Cela donne un film moyen qui doit beaucoup [pour ne pas dire tout] à
à l'éloquent talent d'actrice d'Isabelle Huppert qui bien que le rôle de Madame Bovary, personnage alternant morosité, dégoût de la vie et excitations flouées soit relativement complexe confère au personnage le sens même qu'avait voulu lui donner Flaubert.



Harry Potter et L'Ordre du Phénix, de David Yates *



Pour beaucoup s'était le rendez vous cinématographique incontournable de l'année...pour moi s'était simplement une sorte de test pour voir si le nouveau réalisateur affecter sur le tournage avait réussi à relever le niveau de médiocrité abyssale dans lequel le précedent réalisateur [méxicain je pense] avait plongé la série. Le tout est un peu mieux...un petit peu mieux disons.

On échappe au condensé de scènes ridicules et inconsistantes dont on nous avait abreuvé lors du précedent épisode. Voir entre autres dans Harry Potter et la Coupe de Feu, la scène du bal qui ne fait absolument pas avancer l'histoire centrale et qui ne se résume qu'à un piètre mélange de gags vaseux destinés à faire rire les enfants en bas ages.
Bien sur les parties importantes sont un peu plus longues...mais conformement à la volonté de "faire rire" à outrance beaucoup de moments importants sont oublié...Qui a dit qu'Harry Potter était une comédie ?

Sur le plan des acteurs le jeu de Daniel Radcliffe devient de plus en plus consternant et frôle le grotesque. Comme quoi tout le monde n'évolue pas avec l'âge.
En résumé c'est un peu mieux mais toujours aussi nul.


Photographie:
Extraite du film Broken Flowers, moment ou il déjeune avec celui qu'il croit être son fils.

# Posté le samedi 28 juillet 2007 13:42

Modifié le samedi 28 juillet 2007 13:52